A lire tant d'histoires de cochons sur les bords de la Lys, je ne puis résister
à vous servir, en alexandrins, , une préparation frugale, humblement imprégnée de Racine(s) à la sauce cominoise, et inspirée de recettes de Marcel Kanche...
Bref, un poème pour s'amuser, sans arrière-pensée et, je l'espère, sans arrière-goût ! Puisse-t-il, à vos yeux, ne pas finir en eau de boudin...
Funestes saveurs de l'amour...
Dora, ne les avions-nous pas gardés ensemble,
Sous verre, tous ces porcelets de porcelaine ?
Mais le jour s'assombrit, nos v½ux se désassemblent.
Aux lumières de l'amour succède la haine.
Cruelle, tu as préféré collectionner,
Avec patience, mille tours de cochon !
J'en ai bavé, tu m'as salé, je suis grugé.
Tu me juges trop jeune, trop laid, trop grognon.
De l'Inde tu loues les délices les plus floues,
De l'Europe tu goûtes les perversités.
Victime de ta chair rose, de ton sein doux,
De ton pied tendre, je péris désargenté !
« Tout être a dans son c½ur un cochon qui sommeille »,
« Qui frotte le lard se perd », « Qui vivra verra ».
Que me servent ces adages blessant l'oreille,
De la langue tristes rebuts et reliquats ?
Pourrais-je supporter un semblable supplice ?
Par l'habile Cupidon mon c½ur embroché
Saigne sans cesse, remplissant le saint calice.
Sur le gril de l'oubli, il doit se consumer.
De toi, je garde un fin médaillon, ma belle.
Mais je fendrai le cuir de la mélancolie.
De thym je ferai fumer les divins autels
Pour être délivré de mon amour des truies !
à vous servir, en alexandrins, , une préparation frugale, humblement imprégnée de Racine(s) à la sauce cominoise, et inspirée de recettes de Marcel Kanche...
Bref, un poème pour s'amuser, sans arrière-pensée et, je l'espère, sans arrière-goût ! Puisse-t-il, à vos yeux, ne pas finir en eau de boudin...
Funestes saveurs de l'amour...
Dora, ne les avions-nous pas gardés ensemble,
Sous verre, tous ces porcelets de porcelaine ?
Mais le jour s'assombrit, nos v½ux se désassemblent.
Aux lumières de l'amour succède la haine.
Cruelle, tu as préféré collectionner,
Avec patience, mille tours de cochon !
J'en ai bavé, tu m'as salé, je suis grugé.
Tu me juges trop jeune, trop laid, trop grognon.
De l'Inde tu loues les délices les plus floues,
De l'Europe tu goûtes les perversités.
Victime de ta chair rose, de ton sein doux,
De ton pied tendre, je péris désargenté !
« Tout être a dans son c½ur un cochon qui sommeille »,
« Qui frotte le lard se perd », « Qui vivra verra ».
Que me servent ces adages blessant l'oreille,
De la langue tristes rebuts et reliquats ?
Pourrais-je supporter un semblable supplice ?
Par l'habile Cupidon mon c½ur embroché
Saigne sans cesse, remplissant le saint calice.
Sur le gril de l'oubli, il doit se consumer.
De toi, je garde un fin médaillon, ma belle.
Mais je fendrai le cuir de la mélancolie.
De thym je ferai fumer les divins autels
Pour être délivré de mon amour des truies !

