Réveille-toi, Voltaire !!!

Réveille-toi, Voltaire !!!
Pour ceux qui ont entendu parler de « l'affaire Finkielkraut », les mots qui suivent auront du sens. Sinon, rencontrez-le sur le blog qui lui est consacré ("finkielkrautblog.com") où figure entre autres une vidéo que vous lirez en cliquant ici .

J'ai rédigé de nombreuses réponses adressées aux néo- censeurs, adeptes du lynchage médiatico-blogosphéri-communautariste , ainsi que des commentaires envoyés à des personnes plus modérées comme ici, à Pierre Assouline, lequel s'est exprimé sur l'affaire, prudemment quoiqu'insidieusement ... Voici le courrier que je lui ai envoyé:

« Cher Monsieur,
Je n'en reviens pas ! Vous que j'ai écouté sur France-Culture, vous osez évoquer sans vergogne, au sujet de Finkielkraut dont vous relevez certaines qualités, sa propension à succomber à certaines tares peu favorables à la dispute intellectuelle !? Vous rendez-vous compte que vous participez au bannissement d'un intellectuel dont les idées vous agacent probablement quelque peu?! Auriez-vous eu quelque différend avec lui par le passé ?! Peut-être se fait-il entendre plus que d'autres, mais au moins il permet de réfléchir et de ne pas céder à l'angélisme destructeur et grandissant dans une société française à laquelle je suis finalement heureux de ne pas appartenir! Et croyez-vous vraiment que la blogosphère soit, dans tous les cas, une avancée sur le plan intellectuel ?

Pour preuve, cette "affaire Finkielkraut" dont le développement prend des proportions exorbitantes et nuisibles: on taxe aujourd'hui, et pour longtemps (je le crains), Alain Finkielkraut de "raciste", de "xénophobe", "d'extrémiste de droite"!!! Laissez-moi pouffer de rire et...rougir de honte ! Ne trouvez-vous pas cela indigne et gravissime? Si oui, alors pourquoi perdez-vous votre temps à produire de tels écrits peu propices à favoriser un débat sain et fécond ?!

Je regrette de l'écrire, mais vraiment, Monsieur, vous décevez plus d'un de vos anciens complices auditeurs en manquant de respect à l'égard d'un ancien confrère...
Tristesse et inquiétudes...
Une réponse ?...Bien à vous ! »

Pour obtenir un éclaircissement sur le sujet, je suis disposé à communiquer le texte d'un entretien d'A. Finkielkraut qui réagit à la suite du déferlement des propos indigestes qui ont, ici et là, rempli les latrines de la pensée ! Foireuses logorrhées !

Pour écouter l'émission hebdomadaire Répliques d'Alain Finkielkraut, cliquez ici.
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# Posté le jeudi 15 décembre 2005 13:01
Modifié le vendredi 01 septembre 2006 04:21

"Lire avec les oreilles !"

"Lire avec les oreilles !"
Récemment j'ai vécu l'heureuse surprise de découvrir, sur la chaîne de télévision belge, mon ami Jean Lieffrig, agrégé de lettres et directeur des éditions Autrement dit. D'une personnalité fort attachante, d'un tempérament passionné et d'une envergure titanesque, il est un ardent et amoureux défenseur de la langue et de la littérature françaises et sa fidélité l'a mené à fonder une maison d'édition qui propose, entre autres, une large et riche palette de livres-lus et de livres-cd.
Catalogue éclectique dont je cite quelques classiques comme Flaubert, Makine, Balzac, Sand, Genevoix, Stendhal, Rimbaud, Verlaine (et bien d'autres) ; des auteurs européens et parmi eux, des Belges : Rodenbach, Verhaeren, Lemonnier, Henri Bauchau , Elise Brune (j'en parlerai à l'avenir).
Et que de voix enchanteresses comme par exemple celles des expérimentés Alain Carré (une référence en la matière !) et Alexa Parr à la voix sublime et envoûtante.
Vraiment, je vous conseille vivement de visiter le site des éditions Autrement dit. Cliquez ici.
# Posté le samedi 17 décembre 2005 06:42
Modifié le mardi 08 août 2006 05:44

Silence...

Silence...
Chut !!! Respirons un peu et goûtons à cette nature tarkovskienne...
Pour quelques secondes de plus, cliquez ici
# Posté le samedi 17 décembre 2005 07:37
Modifié le vendredi 08 juin 2007 02:57

Un cri désespéré ?

Un cri désespéré ?
Deux mots sur un livre récent : La fabrique du crétin de Jean-Paul Brighelli. Il est de ceux qui osent remettre en cause l'institution scolaire et ses fournisseurs de plats fades aux « oligo-calories culturelles », je veux bien sûr parler des pseudo- pédagogues (tous ne le sont pas). Evidemment, certains le considèrent comme un trublion pataugeant dans l'excès de manière à le faire oublier au plus tôt. Mais il pose de vraies questions qu'il nous faut entendre aujourd'hui.

Ecoutez-le en cliquant ici et/ou lisez cet extrait :

« L'élève est en droit d'exiger un savoir. Et l'enseignant a le devoir de l'instruire. L'élève doit être pris au sérieux (...) l'enseignant n'est pas là pour faire garderie – ni pour animer des débats, ou encadrer des travaux personnels pompés sur Internet. Là est la vraie demande : apprendre. Revenir chez soi le soir plus riche qu'il n'en est parti . « Qu'as-tu appris aujourd'hui à l'école ? ». Si à cette question des parents, l'enfant ou l'adolescent n'a rien à répondre, c'est qu'il a perdu sa journée. »
Je rejoins l'auteur dans sa réflexion sur le sujet d'invention (« tarte à la crème du Bac ») qui demande aux élèves, que l'on n'aura quasiment pas invités à lire, d'être « l'auteur » d'une œuvre brève, soit d'être dans le coup, ce à quoi encouragent les médias, la société, certaines institutions artistiques même...Voici un extrait :
« Comment faire comprendre à des élèves, spectateurs béats des impostures médiatiques, que Flaubert s'échinait chaque jour à produire dix lignes satisfaisantes – et rapidement jugées insatisfaisantes ? Comment leur faire admettre qu'il mit des années pour rédiger chacune de ses œuvres, quand le moindre événement génère dix livres en deux mois ?

Demander à ce gosse qui lit peu, en moyenne, de produire ne serait-ce que deux pages d'invention est une fiction malhonnête. Demander ensuite à des correcteurs effarés de le noter (avec la plus grande indulgence) est une impudence (...) C'est Rimbaud qu'on assassine. »

Pour finir, une juste remarque sur l'apprentissage des langues :
« L'enseignement des langues, à force de privilégier l'étude de la presse contemporaine, a gommé l'existence d'une littérature antérieure – l'espagnol s'étudie sans Cervantès, l'anglais sans Shakespeare. Désormais, on « communique » - c'est-à-dire que l'on ânonne, puisque apprendre une langue sans étudier la civilisation qui la parle, c'est se couper de tout ce qui fait sa richesse, sa substance même. «
Et selon moi, c'est la meilleure façon de réduire l'accès à la culture pour tous ceux qui ne baignent pas dans un milieu culturellement privilégié...
Au prochain article, nous changerons de ton, de quoi nous détendre un peu ... (photos extraites du film Brazil, de Terry Gilliam).
Pour s'informer sur la problématique de l'enseignement des lettres, cliquez ici.
# Posté le samedi 17 décembre 2005 07:47
Modifié le lundi 04 juin 2007 09:22

Des "pa-pous" dans la tête !

Des "pa-pous" dans la tête !
Près de 20 ans se sont égrainés depuis que j'écoute une émission-culte sur France-Culture: « Des papous dans la tête ». Du vrai divertissement de qualité sans prétention, qui donne envie d'approfondir sa connaissance de la langue et qui aide en même temps à la désacraliser pour mieux la maîtriser, le temps d'un petit délire verbal...

Disciples de Rabelais, de Roussel, de Pérec, des écrivains de l'Oulipo, les déjantés de l'équipe dominicale des Papous manient virtuosité, humour, poésie, originalité avec un plaisir contagieux.

Lisez par exemple ce texte de Jacques Vallet qui s'est livré à l'exercice d'une suite allitérative. Ce procédé consiste à répéter un même son dans un texte dont l'histoire doit être, un tant soit peu, cohérente. En l'occurrence, le son qui fait écho est « cré ». Le titre : « Sacré secret ». Bonne lecture, à voix haute de préférence !



Craignant d'être exécré, un banquier de Créteil, vrai Crésus, n'osait confier son secret : il aimait une crémière créole et créative.
Celle-ci créait de sacrées crèmes, des crêpes crénelées et des crépinettes crémeuses. Or, par un crépuscule de craie, Créon , l'ami du banquier , fut indiscret . D'une voix de crécelle , il alla crételer auprès de la crémière que le credo concret de Crésus était de sacrer la crémière, de l'ancrer, de la nacrer , de la sucrer , de pendre la crémaillère et de procréer !
Elle se tenait derrière une crédence recouverte de crépon. Incrédule, la créature au corsage échancré jusqu'au pancréas crépita de colère ,sécréta crescendo : « Cré-nom ! cré-nom !cré-nom ! »
Puis voua le banquier à la crémation : « Ton crétin de Crésus n'est pas crédible ! Cet excrément incréé ne m'a jamais fait crédit , il s'est discrédité ! Dis-lui bien que jamais son saint chrême ne pourra ancrer mon cresson , jamais ma crèche n'accréditera sa crête ! Et je décrète, foi de Créole , que s'il ose entrer dans ma crémerie, je le massacre !


Au fait, pour entendre ces Papous chaque semaine, cliquez ici.
# Posté le lundi 26 décembre 2005 08:27
Modifié le mardi 29 août 2006 11:48